Posts (page 2)
Les US ne sont pas à un paradoxe prêt.
Le pays de la liberté n'hésite pas à l'occaz à se parer d'un bon plaid de conservatisme (voir à ce propos mon précédent post sur l'interdiction de siroter un pastis en terrasse).
Mais les US savent aussi justifier leur fameuse statue New-Yorkaise à l'occasion.
Ainsi j'ai appris récemment qu'il est légal aux US d'adopter pour les couples homosexuels.
Je l'ai appris au travers d'une belle rencontre.
Magnéto
Présenté il y a quelques mois à ce couple homo, cinquantenaires, par mon beau frère.
Couple charmant. Lui (Phil) metteur en scène (théâtre) et lui (Barry) architecte
(ndlr: L.A = ville regorgeant de millionnaires + espace + liberté de style totale = mecque des architectes).
Je suis invité à diner une premiere fois.
Chez Phil. Et surprise, Phil a une fille. Anna. 17 ans. Elle participe au diner. Charmante, vive.
Je pars du diner sans oser demander de détails: my best guess, Phil a eu Anna lors d'un premier mariage hétéro puis a fait son coming out.
Réinvité ce WE. Pour la paques Juive (bien entendu). Et Anna à nouveau la.
Peut être a t-il la garde? La maman serait-elle décédée?
J'observe ce père homo, tout calin avec Barry. Je vois Anna si naturelle et épanouie au milieu et je ne comprends pas.
Et je me lance et pose la question à Phil...
Phil se lève et va me chercher un livre: "Girls who like boys who like boys"
Tiens, c'est pour toi, lis. C'est un recueuil de témoignages sur le même thème. Il y a mon histoire.
L'histoire est belle, étonnante et encore plus belle quand on voit cette famille épanouie.
Une histoire...vraie...comme seuls les américains savent en faire.
Pas étonnant que leurs films soient moins ennuyeux, leurs films racontent leurs vies.
Lisez vous même (lisez lentement les détails sont fous mais condensés).
Prologue
Phil rencontre Charlotte au lycée. Charlotte est enrobée. Ils flirtent. Charlotte est folle de lui. Mais lui se sait homo au fond de lui.
1er Acte
15 ans plus tard. Phil et Georges forment un couple -monogame- tout ce qu'il y a de plus heureux.
Ils ont la trentaine. Ils décident alors d'adopter un enfant (légal aux US donc)
2ème acte
Coup de téléphone chez Phil & Georges. Répondeur. C'est Charlotte. "J'ai appris que vous vouliez adopter. Si vous le souhaitez, je veux bien porter votre enfant"
3ème acte
5h de vol. Phil et Georges arrivent à Boston.
Georges et le fiancé de Charlotte (oui Charlotte a un fiancé depuis 10 ans!) emmènent le fils de Charlotte (premier mariage) au ciné. Pendant ce temps Phil et Charlotte s'efforcent de concevoir un enfant.
4ème acte
Après 80 heures de vols. Des UPS de spermes congelés entre L.A et Boston pour tenter l'insémination artificielle. 8 tentatives. La décision que cette fois c'est la dernière...Charlotte tombe enceinte.
Comme convenu après 5 semaines auprès de son bébé (Phil et Georges ayant loué une maison dans les environs...souvenez vous que leurs jobs sont à 5h de vols à L.A), Charlotte laisse Anna à ses parents: Phil et Georges. Qui repartent à L.A. En pleurs.
Charlotte cèdent ses droits parentaux et Georges devient le second père.
5ème acte
Anna a 6 ans. C'est une fille épanouie.
Mais Phil et Georges se séparent. Mêmes questions que les couples hétéros. Se sont-ils trop concentrés sur leur enfant plutot que sur leur couple?
Mais restent en tres bon termes.
Georges achète une maison à côté. Garde partagée.
Plusieurs fois par an depuis 10 ans, réunions familiales à 3 avec Charlotte.
Et Anna, superbe, qui adore ses pères et sa mère.
Morale de cette histoire
Libre à vous chers lecteurs.
PS
Charlotte a accepté d'enfanter puis de céder cet enfant par amour pour Phil, premier homme a l'avoir aimée malgré ses rondeurs
On me demande souvent ce qui me manque le plus depuis que je vis aux Etats-Unis (hormis famille et amis bien entendu).
Et inévitablement, la première (et seule à dire vrai) idée qui me vient à l'esprit: boire un verre en terasse.
Oui vous avez bien lu.
Pourquoi?
N'y a t-il donc pas de terasses à L.A, ville des grands espaces?
Et bien non. Presque pas.
Et pourquoi?
Parce qu'il est interdit de consommer de l'alcool en public aux US.
Interdit.
Et au revoir le pique nique avec un verre de vin sur les kilomètres de plage.
Et au revoir les petits verres de vin blanc en terrasse à refaire le monde avec ce sacré Jean Paul.
Heureusement les américains sont malins et ont trouvé une solution de contournement: ils sont devenus champions Olympique en Patios. Taux de patio des restaurants: 87% (ok j'ai inventé le chiffre): patios jungle fever, patios toit -ouvrant (véridique), patio aquariums. Ils sont plus beaux les uns que les autres. Et à l'intérieur du patio...tout est permis (cigarette souvent!) y compris les pires beuveries (tant que ce n'est pas en public on te dit).
Quand je rentrerai en France, et qu'on me demandera ce qui me manque des US...je dirai les Patios!
Mais en attendant, le grand espace des verres en terrasse me manque terriblement.
¤ Je passe mes 20 minutes quotidiennes de piano sur le Köln Concert de Keith Jarrett, dont j'ai trouvé une transcription. Magnifique...et très dur.
¤ La crise aux US? Bien présente.
Tel employé qui a acheté trois apparts il y a deux ans pour environ $500,000. Après un an leur valeur était de $750,000....et aujourd'hui? $350,000...
Son colocataire qui perd son job et ne peux plus payer son loyer.
Et le marché du travail en berne.
¤ Le sourire des américains. Tout le temps positifs, aimables. Un plaisir.
Apparemment cela vient en grande partie de la culture business de pays. Le service client avant tout. Du coup c'est l'éducation que recoivent les enfants. A l'ecole on leur apprend très tot comment... serrer la main.
Du coup sourire tout le temps. Sauf?
Sauf dans leur voiture. La c'est leur espace.
Mais encore?
Mais encore au Consulat Français. Quel choc de retrouver dans cette petite pièce ces 15 français mines renfrognées et n'échangeant pas un mot, alors qu'en bas, en dehors du consulat, tout le monde est avenant et souriant.
¤ Tennis deux fois par semaine. Une fois contre mon partenaire habituel qui me botte les fesses (il est tres tres fort), une fois depuis peu contre une machine à balle (oui oui une machine) qui me mitraille pendant deux heures, pour m'aider à battre mon partenaire le vendredi suivant.
¤ Combien ai-je eu de visites d'amis, de famille et du boulot à L.A depuis mon arrivée?. Je pense plus de 20, en moins de 9 mois. And counting...
¤ WE à Indian Wells l'autre jour pour voir les demi-finales (j'ai vu Federer, Nadal et Djokovic) de ce grand tournoi en plein milieu du désert.
¤ Puis petite randonnée dans le désert de Joshua, ancienne réserve Indienne
Avec de vrais cactus.
..... A PART CA, RIEN!
Je cherchais depuis un moment à évaluer combien de personnes lisent mon blog.
Cette petite photo provoc avec une moustache m'a agréablement surpris, jamais je n'ai eu autant de références à mon blog depuis dans des emails, coup de fil ou autre.
La prochaine fois que je me sens en manque de lecteur, je me rase la tête...
Ps: Le temps d'une photo. C'est le temps que j'ai gardé cette moustache. Je suis étonné que certains proches en ai douté...
Depuis le début de la guerre en Irak:
¤ 4000 morts américains
¤ de 100 000 à 1 Million de morts Irakiens, on ne sait pas bien
... mais pour moi le plus surprenant...
¤ 10 000 Veterans (militaires de retour de la guerre en Irak) à s'etre suicidés après leur retour aux US
Effroyable preuve de l'impact psychologique de la guerre sur les militaires...
1/ Je n'utilise pas ma voiture pour faire 100 mètres, et notamment je me refuse à retirer de l'argent au Drive Thru
2/ Je refuse l'utilisation du mot "date". Comment casser le mystère de la rencontre "amoureuse" en lui collant une étiquette dès le premier rdv. Alors c'est une date ce soir avec Maria?
Beurk
3/ Je dis ce que je pense. Vraiment. Ce qui ne finit pas d'étonner mes nouveaux compères si pudiques!
Si un employé fait un mauvais boulot , je ne lui dis pas "you did a good job" (comme le ferait un boss américain par positivisme et passivité/agressivité comme ils disent ici, à savoir: je ne t'ai pas dit Great Job, donc comprends bien que ton boulot est pourri)
4/ Je ne "markete" pas à outrance. Si je vais faire une heure de marche dans la nature, I'm walking not hiking...
5/ Je n'ai pas pris un gramme.
1/ Il m'arrive régulièrement de prendre mon petit déj dans la voiture (café vissé dans l'emplacement prévu à cet effet derrière le frein à main)
2/ J'ai acheté mes premières chansons dans un bar...au JukeBox
3/ Et oui je me suis mis au running, Ipod vissé sur les oreilles
4/ Le WE je m'échappe, accro au Road trip, route déserte, musique à fond
5/ Pour dire bonjour à une personne: serrage de main si c'est la première fois qu'on se rencontre / Hug (se serrer dans les bras et se taper dans le dos) si je suis amené à revoir ladite personne. Peu importe le sexe.
Complètement anti-higiénique vos embrassasdes en Europe...
Alors il y a l'Anglais d'Angleterre, et l'Anglais des US.
Un facteur commun: la profondeur et la richesse du vocabulaire.
Trois fois plus de mots en Anglais qu'en Français si je me souviens bien.
Et ca se vérifie quand je lis des livres en Anglais d'auteurs "sophistiqués". Armé de mon stylo il m'arrive de souligner un mot sur deux pour ensuite aller en vérifier la signification.
Bien heureusement pour moi, il est possible de communiquer avec un vocabulaire limité.
Et c'est tout spécialement le cas dans le monde des affaires aux US.
Pour peu qu'on s'intéresse aux sports locaux (Baseball, Football Américain) on a déjà de bonnes bases.
C'est dingue comme le vocabulaire business s'est inspiré du monde du sport.
Exemples.
¤ Une personne vous rappelle pour prendre des nouvelles sur le sujet que vous discutez en ce moment:
"Hello I wanted to touch base regarding our partnership"
=> Touch base. En provenance du Baseball. Quand le batteur tape, il court ensuite vers la première base. et doit la toucher pour ne pas être éliminé.
¤ Je dis à mon directeur marketing qu'il a bien débuté ce projet mais qu'il doit poursuivre ses efforts:
"Well done so far, but you have to keep the ball running"
¤ Je dis à mes commerciaux que s'ils ont besoin de moi en rdv je serai ravi de les accompagner.
"I'd be happy to be with you on the field"
Littéralement "sur le terrain". Comme en français remarque. Est ce inspiré du sport en français?
¤ J'adore celle la. Quand un employé fait une boulette:
"I would not like you to think I have dropped the ball on this one"
Laisser tomber le ballon. Inspiré du football américain. Laisser tomber le ballon est la plus grosse erreur.
Limite une humiliation.
Il y a plein d'autres exemples. Comme vous le voyez le vocabulaire business est très inspiré du sport. Les speechs de mon directeur commercial tournent littéralement autour d'une dizaine d'expressions de ce type.
Le business comme une partie de sport. Ca me plait bien. Et c'est en effet un peu l'esprit des américains.
Mais le sport imprègne d'autres mondes. Y compris celui ... de la séduction.
J'aime bien celle la. Et non maman je ne l'ai pas appris de moi même, mais par un livre (The Catcher in the Rye, L'attrape Coeur, Salinger).
Donc la rencontre amoureuse aux US:
1/ To make it to the first base (encore une fois, le batteur qui court jusqu'au premier plot) signifie embrasser sa partenaire.
2/ Puis make it to the second base, je vous laisse deviner
3/ Vient alors la third base, soyez créatifs
4/ Et enfin le graal: make it to the fourth base...à savoir coucher avec.
Enfin le graal. Encore une fois ca vient d'un roman hein...