Depuis le début de la guerre en Irak:
¤ 4000 morts américains
¤ de 100 000 à 1 Million de morts Irakiens, on ne sait pas bien
... mais pour moi le plus surprenant...
¤ 10 000 Veterans (militaires de retour de la guerre en Irak) à s'etre suicidés après leur retour aux US
Effroyable preuve de l'impact psychologique de la guerre sur les militaires...
1/ Je n'utilise pas ma voiture pour faire 100 mètres, et notamment je me refuse à retirer de l'argent au Drive Thru
2/ Je refuse l'utilisation du mot "date". Comment casser le mystère de la rencontre "amoureuse" en lui collant une étiquette dès le premier rdv. Alors c'est une date ce soir avec Maria?
Beurk
3/ Je dis ce que je pense. Vraiment. Ce qui ne finit pas d'étonner mes nouveaux compères si pudiques!
Si un employé fait un mauvais boulot , je ne lui dis pas "you did a good job" (comme le ferait un boss américain par positivisme et passivité/agressivité comme ils disent ici, à savoir: je ne t'ai pas dit Great Job, donc comprends bien que ton boulot est pourri)
4/ Je ne "markete" pas à outrance. Si je vais faire une heure de marche dans la nature, I'm walking not hiking...
5/ Je n'ai pas pris un gramme.
1/ Il m'arrive régulièrement de prendre mon petit déj dans la voiture (café vissé dans l'emplacement prévu à cet effet derrière le frein à main)
2/ J'ai acheté mes premières chansons dans un bar...au JukeBox
3/ Et oui je me suis mis au running, Ipod vissé sur les oreilles
4/ Le WE je m'échappe, accro au Road trip, route déserte, musique à fond
5/ Pour dire bonjour à une personne: serrage de main si c'est la première fois qu'on se rencontre / Hug (se serrer dans les bras et se taper dans le dos) si je suis amené à revoir ladite personne. Peu importe le sexe.
Complètement anti-higiénique vos embrassasdes en Europe...
Alors il y a l'Anglais d'Angleterre, et l'Anglais des US.
Un facteur commun: la profondeur et la richesse du vocabulaire.
Trois fois plus de mots en Anglais qu'en Français si je me souviens bien.
Et ca se vérifie quand je lis des livres en Anglais d'auteurs "sophistiqués". Armé de mon stylo il m'arrive de souligner un mot sur deux pour ensuite aller en vérifier la signification.
Bien heureusement pour moi, il est possible de communiquer avec un vocabulaire limité.
Et c'est tout spécialement le cas dans le monde des affaires aux US.
Pour peu qu'on s'intéresse aux sports locaux (Baseball, Football Américain) on a déjà de bonnes bases.
C'est dingue comme le vocabulaire business s'est inspiré du monde du sport.
Exemples.
¤ Une personne vous rappelle pour prendre des nouvelles sur le sujet que vous discutez en ce moment:
"Hello I wanted to touch base regarding our partnership"
=> Touch base. En provenance du Baseball. Quand le batteur tape, il court ensuite vers la première base. et doit la toucher pour ne pas être éliminé.
¤ Je dis à mon directeur marketing qu'il a bien débuté ce projet mais qu'il doit poursuivre ses efforts:
"Well done so far, but you have to keep the ball running"
¤ Je dis à mes commerciaux que s'ils ont besoin de moi en rdv je serai ravi de les accompagner.
"I'd be happy to be with you on the field"
Littéralement "sur le terrain". Comme en français remarque. Est ce inspiré du sport en français?
¤ J'adore celle la. Quand un employé fait une boulette:
"I would not like you to think I have dropped the ball on this one"
Laisser tomber le ballon. Inspiré du football américain. Laisser tomber le ballon est la plus grosse erreur.
Limite une humiliation.
Il y a plein d'autres exemples. Comme vous le voyez le vocabulaire business est très inspiré du sport. Les speechs de mon directeur commercial tournent littéralement autour d'une dizaine d'expressions de ce type.
Le business comme une partie de sport. Ca me plait bien. Et c'est en effet un peu l'esprit des américains.
Mais le sport imprègne d'autres mondes. Y compris celui ... de la séduction.
J'aime bien celle la. Et non maman je ne l'ai pas appris de moi même, mais par un livre (The Catcher in the Rye, L'attrape Coeur, Salinger).
Donc la rencontre amoureuse aux US:
1/ To make it to the first base (encore une fois, le batteur qui court jusqu'au premier plot) signifie embrasser sa partenaire.
2/ Puis make it to the second base, je vous laisse deviner
3/ Vient alors la third base, soyez créatifs
4/ Et enfin le graal: make it to the fourth base...à savoir coucher avec.
Enfin le graal. Encore une fois ca vient d'un roman hein...
Je dinais l'autre jour avec la scénariste de Sex in the City (et hop ca c'est placé, juste pour changer des derniers posts très socio-économiques) et quelques mécènes artistiques de Los Angeles.
5 invités en tout.
Moyenne d'âge (en m'excluant) autour de 45 ans.
J'ai été frappé du coté décontracté des conversations par rapport au même diner que j'imaginais en Europe
(Digression: ici aux US j'ai remarqué que les européens se définissent toujours comme Européen plutot que par leur pays d'origine, je ne saurai l'expliquer, en grande partie surement parce que de loin on doit voir une unité dans l'Europe par rapport à la culture US ).
Déjà j'ai été surpris que notre hôte convie au diner sa fille et une de ses amies qui avaient toutes deux moins de 18 ans. Elles ont été très polies et partie intégrantes des discussions.
Les discussions pouvaient etre tres sérieuses mais avec une légereté de ton assez étonnante, qui apparaitrait pour de la familiarité en Europe.
Exemple cette Cubaine d'une cinquantaine d'année qui gère des budgets artistiques énormes à Los Angeles.
On la questionne sur l'embargo à Cuba.
Juste avant elle avait évoqué le problème du tourisme sexuel à Cuba.
Au sujet de l'embargo elle commence:
"Il y a 4 ans je suis revenue à Cuba..."
La elle est coupée par la scénariste de Sex in the City:
"...les temps étaient durs alors j'ai du donner un peu de mon corps. Pour manger, vous comprenez".
Quelque chose dans le genre. C'était très bien tourné et marrant.
Mais bon, elle dit quand meme d'une personne qu'elle ne connaissait pas 1 heure avant, qu'elle est allée faire le tapin a Cuba!
Ca n'a pas du tout coupé la conversation.
Tout le monde a ri, y compris la Cubaine, qui a ensuite parlé tres sérieusement de l'embargo.
Bref ce diner mondain m'a paru finalement bien moins mondain que son équivalent français.....
J'ai lu ces chiffres l'autre jour, je n'en revenais pas.
Alors je les partage.
(ce blog devient dangereusement socio-économique, ou sont les stars?
==> post suivant)
"Plus d'un adulte sur cent se trouve actuellement derrière les barreaux aux Etats-Unis, qui détiennent ainsi la plus importante population carcérale de la planète soit quelque 2,3 millions de personnes, sur une population adulte de 230 millions de personnes, soit le taux le plus élevé dans l'histoire américaine.
Les statistiques sont particulièrement frappantes parmi les minorités : alors qu'un adulte américain blanc sur 106 est incarcéré, c'est un Hispanique sur 36 et un Afro-Américain sur 15 qui sont en prison. Dans la tranche d'âge de 20 à 34 ans, c'est un jeune Noir sur 9 qui est derrière les barreaux. "
Un jeune noir sur neuf en prison ???
Signe du dollar qui continue sa chute vertigineuse face à l'Euro, une boutique de NewYork affichait sur sa devanture:
"Euros Only"
C'est une blague bien entendu mais en revanche il est vrai que de plus en plus de boutiques US acceptent désormais l'Euro.