Je discute l'autre jour avec mon directeur commercial.
Il me demande s'il est plus simple de diriger une boîte aux US ou en France.
Je lui sors la rengaine sur les freins à l'entrepreneuriat en France.
Par exemple le fondateur d'une grosse boîte Internet Française qui de retour de vacances a 5 audits sur le dos. Et fait rapidement la connexion avec l'article de 4 pages dans Libération décrivant le succès de sa boite. Succès = administration française sur le dos. Sans rire je sens l'admnistration beaucoup plus partenaire aux US.
J'ai entendu le meme patron dire a une grande réunion de décideurs de l'Internet venant des 4 coins du monde:
"Quelle a été votre plus belle erreur?"
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"Monter mon entreprise en France plutot qu'à Londres".
Bref mon directeur commercial est éberlué et j'enchaine sur le licenciement en France.
Quand je lui dis que ca peut prendre plusieurs mois et être assez risqué (prud'hommes), il est presque sans voix.
Presque, car il me raconte à titre de comparaison avec les US cette ANECDOTE.
C'est son premier jour, comme celui de nombreux nouveaux employés, dans une boîte américaine.
Toute la boite est réunie dans un amphithéatre, et sur scène chaque nouvel employé est appelé à se présenter brièvement.
Passe alors un nouveau -appelons Monsieur X- qui s'étend sur son précédent job ou il a été accusé d'harcellement sexuel puis lavé de tous soupcons mais quand même bla bla bla
Bref le gars est clairement maladroit et s'enmêle les pinceaux.
Le boss de la boite se leve alors, prend le micro et demande une pause de deux minutes. Il part avec l'employé en question derrière la scène. Et revient....2 minutes top chrono après.
Prend le micro:
"Chers camarades, je souhaite vous informer que Monsieur X ne fait officiellement plus parti de notre entreprise, et j'invite Monsieur Y a venir se présenter"
Je serais curieux de savoir comment Monsieur X a raconté sa première journée de travail à Madame X le soir même sous la couette ...
Il y a deux semaines c'était le superbowl.
La finale du championnat de foot américain.
Un peu l'équivalent de la finale de la ligue des champions en Europe.
Bref l'évènement sportif de l'année.
J'y ai assisté de manière tout à fait authentique.
C'est à dire invité chez des américains, revêtus du maillot de leur équipe.
Début du match à 15h.
Début aussi du grinottage de toutes ces bonnes choses préparées pour l'occasion. Commentaire de mon voisin trempant une poignée de chips dans un grand plat: "hum cette sauce est délicieuuuuuuuuuuuuuuse".
La sauce en question était du fromage fondu -ca se vend en tube ici le fromage fondu- recouvert de...fromage rapé.
(...)
Fin du match: 19h
Maintenant un peu de math pour vous chers lecteurs.
1/ Début du match à 15h, 2/ fin du match à 19h
Sachant qu'un match de Football Américain dure 1h, combien de temps était dédié à la publicité?
Oui oui c'est bien ca.
3h.
75% du temps de programme était dédié à la pub.
Ca laissait le temps pour manger cette délicieuuuuuuuuuuuse sauce (ca y est j'ai mal au ventre).
A noter que le SuperBowl est LE moment de l'année pour la pub.
Toutes les boites attendent ce moment pour diffuser leurs pubs les plus marrantes (en effet bien plus marrantes qu'en Europe).
2 millions et demi de dollar pour une pub de 30s.
Une très belle chanson du fils de Anthony Perkins, Elvis Perkins.
Le lien avec ce blog?
Il est de Los Angeles...
L'image des américains a souffert depuis la guerre en Irak et depuis Bush.
Mais souffert jusqu'à quel point?
Réponse.
L'image des américains a souffert au point que des agences de voyage proposent a la vente le plus sérieusement du monde...le CANADIAN TRAVELLING PACK.
Dans votre Canadian Travelling Pack, tous les éléments nécessaires pour être bien accueilli à l'étranger et plus particulièrement en Europe:
Compris aussi dans le pack, un petit livre intitulé "How to Speak Canadian?"
A quel point cette info est sérieuse?
Au point qu'elle me soit racontée par un Candien irrité que l'image de son pays puis en sortir dégradée!
Bon un petit montage de photos de plage autour de chez moi.
Juste pour rendre jaloux.
Juste pour dire que j'ai eu ma première insolation de l'année hier, 9 février, 28 degrés.
Quelques photos de plage donc.
C'est le ciel ici qui me retourne.
Il y en a pour tous les goûts: des grands, des bouts, des bleu turquoise, des nuageux, des gentils, des méchants.
Bref ils sont bons en ciel les ricains.
Je peux rester à le contempler des heures.
J'en reviens à l'instant, je rentrais chez moi au côté des surfers rentrant aussi chez eux.
En combinaison, planche sous la main...